Le conseil du mois


Conseil n°148 juillet & août 2019

Ne laissez pas faire votre meilleur ennemi

Trop souvent, par facilité ou manque de confiance, ou encore pour gagner du temps – sic – le vendeur délègue la découverte financière au banquier. Son meilleur ennemi en l’occurrence ! Le Cabinet a réalisé un test il y a quelques mois. Les résultats sont effarants ! Accords verbaux de principe contredits par l’offre ; taux proches de l’usure ; absence d’infirmation, voire informations erronées quant à son droit à la délégation, etc. Cette passivité de la force de vente est triplement délétère. Premièrement, le client a droit à un vrai conseil de votre part. Étudier avec lui son financement, c’est démontrer votre fiabilité. Deuxièmement, vous arriverez facilement à faire gagner 10 à 20.000 € à votre prospect. À l’heure où la force de vente vous reproche d’être trop cher, c’est un comble ! Et enfin, le troisième avantage sera la vitesse de levée des conditions suspensives. C’est tout même inconcevable de se faire doubler par l’administration !

Conseil n°147 juin 2019

Doublez votre garant

Par les temps qui courent, dépendre d’un seul garant (comme d’un seul banquier) est dangereux. Efforcez-vous de répartir votre chiffre d’affaires sur un deuxième garant. Loin de fâcher le vôtre, cela le rassurera plutôt et vous pourrez vous prévenir d’un retour éventuel de confiance de sa part. Vous pourrez aussi comparer les exigences de vos différents garants et demander en toute sécurité une diminution des garanties qui vous ont été imposées (nantissement de trésorerie, caution). Vous pourrez enfin négocier le plafond des encours et les taux qui vous sont appliqués. De la même manière, interrogez deux assureurs (par exemple, la SFAC et la Banque Palatine ou même votre propre banque) pour essayer d’obtenir l’assurance obligatoire concernant la sous-traitance.

Conseil n°146 mai 2019

Raccourcir les délais administratifs avant l’ouverture du chantier

Votre délai entre la signature et le début des travaux dépasse 6 mois ? ATTENTION ! Nonobstant les différentes mesures que peut prendre un constructeur pour mieux organiser les services qui interviennent sur un dossier signé et accepté par la direction (comptabilité, bureau d’étude, service travaux) il existe plusieurs conditions essentielles à la rapidité de démarrage du chantier. D’abord construire sur un terrain… constructible. En l’occurrence, il faut savoir ne pas se bercer d’illusion et chercher des terrains immédiatement constructibles même si cela est moins facile. Enfin, il ne faut pas accepter le « despotisme » de certains services administratifs publics (mairies, DDE) et exiger que les délais légaux soient respectés. Loin de vous pénaliser, cette opiniâtreté paiera car l’expérience montre que les dossiers des « mauvais coucheurs » avancent plus vite que les autres.